vendredi 5 août 2011


Cinéma, arts visuels, bouffe, rap et chanson: la 21e présentation de Présence autochtone brille par son éclectisme. Parmi les artistes plus en vue, on retiendra évidemment Samian et Elisapie Isaac, qui se produisaient hier et ce soir sur la scène extérieure de Place des Festivals.

Mais si vous cherchez autre chose, pourquoi pas l'exposition Guides de voyages, qui présente des photomontages de Chris Bose et Martin Loft à la Guilde des métiers d'arts (460, rue Sherbrooke Ouest)?

Malgré son titre, Guides de voyages n'a rien de touristique. Avec une imagerie parfois provocante, ces deux artistes s'interrogent plutôt sur la présence amérindienne dans un monde dominé par les Blancs.

L'oeuvre Remembering 1990, de Martin Loft, parle d'elle-même. On y voit un masque inca surplombant une photo de l'armée canadienne en formation de combat. La référence à la crise d'Oka est assumée. Mais le mohawk de Kahnawake ne se voit pas du tout comme un «warrior» du photomontage. «Je ne suis pas aussi en colère que d'autres artistes que je connais, dit-il. Je veux seulement marquer un point dans le temps.»

Photographe de formation et grand amateur de pop art, Loft se voit avant tout comme un ambassadeur de la culture iroquoise. Son travail est un reflet de l'identité mohawk à l'aube du 21e siècle, une façon actuelle d'exprimer la pensée et la psyché de son peuple.

Peut-on venir de Kahnawake et agir autrement? «Certains peut-être, mais pas moi. En ce qui me concerne, c'est inévitable. Les peintures de couchers de soleil, je laisse ça aux autres.»

«K-Town» sous la loupe

Parlant de Kahnawake, on attendait beaucoup de L'autre Kahnawake, qui ouvrait le festival lundi dernier.

Axé sur l'espace virtuel, ce documentaire français promettait un regard différent sur la réserve mohawk. Mais le résultat est décevant. Voire affligeant. Oui, l'internet permet à la «rez» de tirer son épingle du jeu sur l'échiquier mondial - notamment par le jeu en ligne. Mais encore? Les enjeux sont mal expliqués, le scénario bancal et, pire encore, on a trouvé le moyen de faire passer la réserve pour un village fantôme. Affreux. Si vous voulez vraiment «sentir» Kahnawake, allez plutôt y faire un tour.

Pour ce qui est de Présence autochtone, beaucoup d'autres films sont au menu, qu'ils soient d'Amérique du Sud, de l'Ouest canadien ou même du Grand Nord. On vous suggère Inuit Knowledge and Climate Change de Zacharias Kunuk (Atanarjuat, l'homme rapide) et la rétrospective Jeff Barnaby, un cinéaste mi'gmaq qui verse dans le gore.

Sans oublier les courts métrages du programme Wapikoni-mobile. Qui, soit dit en passant, vient de se faire amputer d'un demi-million de dollars par le gouvernement Harper.

La meilleure façon de protester, c'est encore d'y assister.


jeudi 4 août 2011



Jatinder Bandhari est le plus cinéphile des sikhs montréalais. Lisez notre reportage paru dans La Presse.

lundi 1 août 2011



Montréal multiple est allé fêter Kaavadi avec les Tamouls sri-lankais à Val-Morin. La gueule nous est tombée à terre. Mais pas autant que ceux qui se faisaient transpercer les joues avant de se faire suspendre par des crochets. Lisez notre reportage paru dans La Presse. Vidéo inclus.