jeudi 26 mai 2011

Besoin d'un peu de paix d'esprit à l'approche des vacances? Pourquoi pas vous joindre à des moines tibétains pour des chants sacrés et des séances de méditation autopur du mandala. À partir d'aujourd'hui et pour les quatre prochains jours, la salle du Gésu se trnaforme en salle de recueillement dans le cadre du festival Accès-Asie. Pour plus d'info, cliquez ici.
Le visionnement du film dont nous vous parlions mardi a donné naissance à un article dans les pages de La Presse ce matin. Le film nous a notamment appris que le conseiller municipal de Hérouxville, André Drouin et ses comparses, avait d'abord en tête de faire réagir les médias et la classe politique lorsqu'ils ont écrit et fait adopter au conseil municipal leurs fameuses "normes de vie", n'hésitant pas du coup à utiliser une foule de "mots provocateurs", de l'aveu d'André Drouin. Dans les normes de vie, on disait notamment aux éventuels immigrants qu'il est interdit de lapider les femmes et de les exciser dans le petit village mauricien. Quatre ans plus tard, les dits mots "provocateurs" ont disparu, mais le code de vie existe toujours sur le site web de Hérouxville. On apprend notamment aux gens que s'ils vont à l'hôpital, ils devront manger ce qu'on leur sert (que ce soit du porc ou non), qu'ils devront nager dans des piscines ou hommes et femmes se côtoient, etc. Mais plus question de femmes brûlées à l'acide...

Les aveux d'André Drouin signifient-ils qu'il ait changé d'avis? Absolument pas. Hier, au téléphone, il a répété qu'il s'oppose à tout accommodement basé sur la religion. Il est aussi très près d'un groupe de droite qui critique vertement les politiques d'immigration canadiennes.

L.-J.P.


mardi 24 mai 2011

Vous vous êtes ennuyés de la commission Bouchard-Taylor et du débat entourant les accommodements raisonnables? La semaine devrait remédier à la situation.

D'abord ce soir, 24 mai, le réalisateur montréalais d'origine polonaise, Stefan Nitoslawski, dont nous avons fait le portrait dans le Guide du Montréal multiple, présentera pour la première fois à Montréal le documentaire qu'il a tiré de la commission Bouchard-Taylor, Libertés, égalités, accommodements.

La première est à la Cinémathèque montréalaise à 18h. Seront présents l'ex-conseiller municipal d'Hérouxville, André Drouin, et deux musulmanes qui avaient organisé une mission dans la petite municipalité, Samira Laouini et Najat Boughabah. L'auteure de ces lignes sera aussi du panel qui discutera des enjeux entourant l'après-commission.

Pour plus de détails sur le film, cliquez ici.

Demain, c'est Gérard Bouchard lui-même qui remettra la question de l'interculturalisme à l'ordre du jour. Une trentaine d'experts canadiens et européens de la question sont attendus pour un symposium, quelque trois ans après la publication du rapport de la commission sur les accommodements raisonnables. L'événement, dont voici le site web, aura lieu à la Grande bibliothèque et à l'UQAM.

L.-J.P.