vendredi 6 novembre 2009

Wop? Wow!!!

Merci Angelo Finaldi...

On ne voudrait pas avoir l’air d’un vendeur d’aspirateur là, mais il faut vraiment qu’on vous parle de Wop-pow-wow, le nouveau CD d’Angelo Finaldi.

Angelo Finaldi, c’est ce que le Montréal italien nous a donné de mieux. Après un long détour par la pop québécoise (lire plus bas) cet excellent bassiste-chanteur-compositeur revient à ses racines avec un disque vraiment délirant qu'on vous résume vite fait.

Les "wops", c’est le nom un peu péjo qu’on donne aux Italiens de l’Amérique du Nord (on pense à tort que le mots ignifie « Without offiicial paper », mais il viendrait plutôt de guappo, qui veut dire truand chic en slang napolitain. Entécas…). Pis le "pow-wow", vous le savez, c’est faire le party, version autochtone.

En gros, le disque raconte comment est né le quartier de la Petite Italie, il y a de cela quatre siècles, par la rencontre d’un troubadour napolitain (nommé FInaldi, what else?) et d’une tribu d'indiens Coucoumous à grosses plumes.

Angelo a rameuté ses filles chanteuses, sa gang de chums (dont Béatrice Bonifassi et Ben Charest, des Triplettes de Belleville et Stéphane Tellier, de Blues Gitan), ainsi que l’excellent percussioniste mexicain Miguel Zamarripa, pour mettre cette histoire surréaliste en musique. C’est original, c’est super groove, c’est métissé à l’os (Italien oui, mais aussi funkyswingdjangojazzafrocoolpop), ça s’écoute en fond comme de front et, croyez-nous, ça ne prend pas trois fois PLAY pour embarquer.

De toutes façons, une toune vaut mille mots, alors faites-vous plaisir et allez vous en mettre plein les oreilles sur le Myspace de Wop-pow-wow. On se reparle après...

Bon, Angelo Finaldi, demandez-vous? Eh bien, il vient de Naples. Et il est arrivé au Québec à la fin des années 50, à l’âge de 11 ans. Pas ghetto pour une cenne, il s’est vite rapproché de la nouvelle garde rock québécoise. En 1969, on le retrouve au sein du groupe La Révolution Française, avec des anciens membres des Sinners. Pour votre info, c'est lui qui a composé la musique de l’hymne Québécois (Québécois, nous sommes Québécois...), ce grand classique nationaliste. Et si vous ne nous croyez pas, allez donc voir ce clip bien connu. Angelo est le grand échalas chevelu caché derrière le petit gros à calotte. C’est drôle, il a vraiment l’air de se demander ce qu'il fait là. Surtout à la fin, quand il regarde sa montre… Décrochage Angelo!



La suite? On va faire vite. Après l’épisode Québécois, Finaldi s’envole pour Ibiza où il est découvert par Peter Grant, le manager de Led Zeppelin. Direction Londres où on lui fait graver un 45 tours intitulé 2 Flight 2. Évidemment, ce single est rare comme de la marde de pape, mais il vient d’être réédité sur une compil par le label anglais Finders Keepers, qui a très bonne réputation mondialement.

Bon. Après un petit détour par chez Johnny Hallyday (pour qui il joue de la basse et compose la toune Le sorcier, le maudit) Angelo revient au Québec pour se matcher, amoureusement et professionnellement, avec la belle Nanette Workman. Leur fabuleux combo disco-funk-rock nous a donné des tubes comme J’ai le goût de baiser, Danser danser, Super Lady, Donne donne et la version keb de Lady Marmelade. Après leur séparation, Angelo va continuer de pondre des tubes pour d’autres chanteuses (Nicole Martin, Diane Dufresne, Martine St-Clair) avant de se faire plus discret dans les années 90, ré-émergeant début 2000 au sein du groupe Blues Gitan.

Bottom Line? Nous on trouve qu’un immigrant italien qui se fait connaître avec un hymne nationaliste fleurdelysé, c’est pas pire pantoute. C’est encore mieux quand il envahit nos palmarès avec une chanteuse juive américaine (Nanette) qui a décidé de faire carrière en français. Cela nous montre que le Québec métissé n’est pas né d’hier. Et que Wop-pow-wow est l’aboutissement d’une intégration totale et créative.

Angelo Finaldi, Montréal multiple te dit merci.

J.-C.L

jeudi 5 novembre 2009

Voix d'un autre monde...

Quand la voix du Nord se rend jusqu'à nos oreilles

mercredi 4 novembre 2009

Écrivains, migration et Montréal

Difficile de ne pas remarquer qu'il y a une correlation assez directe cet automne entre la littérature québécoise, les origines métissées des auteurs montréalais et les grands prix de littérature. Ce matin, Dany Laferrière a remporté le Médicis pour L'énigme du retour. Edem Awumey, auteur du livre Les pieds sales a été finaliste au Goncourt. Catherine Mavrikakis et Dany Laferrière sont toujours en lice pour le Femina.
Anglophone, un autre auteur s'est pour la part attiré tout autant d'honneur. Montréalais né au Liban, Rawi Hage a raflé plusieurs prix pour son premier roman, De Niro's Game (Parfum de poussière). Son second roman, Cockroach (Le cafard) est encensé par la critique jusqu'en Angleterre.
Ce soir, il fête la sortie de la version française de son dernier opus au Verre bouteille, sur Mont-Royal.
Pour lire une entrevue écrite par notre collègue Chantal Guy:
http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/200910/09/01-909892-rawi-hage-le-blues-de-la-blatte.php

mardi 3 novembre 2009

Une vague de l'Iran sur le bord du Saint-Laurent


Les manifestations des jeunes Iraniens l'été dernier ont fait battre votre coeur de solidarité? Sachez que le mouvement de protestation vit toujours et s'étend, telle une grande marée verte, à travers la diaspora iranienne. Et Montréal contribue plus que sa part. Il n'y a peut-être parmi nous que 12 000 Montréalais d'origine iranienne, mais ils savent se faire entendre. Alors que des manifestations monstres sont prévues à Téhéran cette semaine, ils seront plusieurs à porter le vert - couleur du mouvement pro-démocratie - au square Phillips, devant La Baie, samedi à 14h.
-Laura-Julie

lundi 2 novembre 2009

Le Festival séfarad : sérieux et sexy

Croyez-le ou non, le Festival séfarad existe depuis 1972. Mais c’est depuis tout récemment qu’il a décidé de s’ouvrir au grand public montréalais.

La 37e édition, qui bat son plein depuis dimanche, propose une gamme d'événements destinés à promouvoir la culture juive séfarade en général, et celle du Québec en particulier. (Pour ceux et celles qui ne le sauraient pas, les Séfarades sont les Juifsfrancophones d’Afrique du Nord, par opposition aux Ashkénazes d’Europe de l’Est, qui parlent plutôt anglais., ou encore yiddish, dans le cas des Hassidims).

Tout ça pour dire que cette communauté est ici depuis près d’un demi-siècle, et qu’elle nous a même donnés quelques « success stories » comme Naïm Kattan, Sonia Benezra et la chaîne de chaussures Aldo! À ce sujet, le festival présente dimanche une conférence sur l’histoire des Séfarades au Québec (10h30, au centre de conférence Gelber: 5151 Côte Sainte-Catherine).

Ça vous semble trop sérieux? Rabattez-vous sur la chanteuse Ishtar Alabina (12 novembre, Théâtre Olympia) une pitoune blonde vachement "sexée" qui met des paillettes et du vernis à ongles sur les rythmes arabes et flamenco traditionnels. On est pas machos là, mais entre elle et Enrico Macias (7 et 8 novembre, Théâtre Olympia) mettons qu’on a fait notre choix...

Tiens, un petit clip pour se faire plaisir.



Blague à part, si ça vous branche, allez donc faire un tour sur le site du Festival en cliquant . Vous aurez toutes les infos sur le reste de la programmation, qui se poursuit jusqu'au 15 novembre.

Et si vous voulez poussez l’expérience jusque dans votre assiette, passez faire un tour au resto El Morocco (3450, rue Drummond). La meilleure place en ville pour du couscous cachère (mais pas pas cher)!

J.-C.L.

Montréal ou le Kazakhstan?


Un petit clin d'oeil en cette journée post-électorale qui a commencé sur le thème du très gris. En marchant sur le bord du canal Lachine ce matin, je pensais être dans le désert du Kazakhstan, créé par le retrait de la mer d'Aral. Il ne manquait que les chameaux...

-Laura-Julie