vendredi 30 octobre 2009

Jour des Morts

Plan pour le weekend: aller voir dans les cimetières de Montréal pour voir si nos concitoyens d'origine mexicaine y célèbrent le Jour des morts, même dans le froid. À suivre...
En attendant, voici un article du Voir qui parle de long en large de cette fête et des manières d'y goûter à Montréal.

Jour des Morts - Festin des morts - MONTRÉAL - VOIR.CA

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jeudi 29 octobre 2009

Festival du monde arabe

La 10e édition du festival du monde arabe commence demain soir. Pendant deux semaines (le festival s'étend du 30 octobre au 15 novembre), une longue liste de musiciens et d'artistes dont les racines trempent dans l'arabité, se succéderont sur scène. Quelques coups de coeur dans la programmation: la soirée d'ouverture qui aura lieu au National demain soir. On nous promet un gros party franco-algérien pendant la Gaâda de Béchar. On y sera et vous en reparle.
Aussi, le spectacle Alger à deux temps. L'ancienne tête d'affiche de Gnawa Diffusion, Amazigh Kateb, grand contestataire dans l'âme monte sur scène avec Nassima Chabane, une musicienne classique. Ummmm, que va donner ce drôle de mélange? La réponse le 12 novembre au théâtre Maisonneuve, malheureusement, pas l'endroit qui groove le plus en ville.
Pour le reste, on vous revient, mais vous pouvez déjà jeter un coup d'oeil à la programmation complète sur le site web du festival.
www.festivalarabe.com


mercredi 28 octobre 2009

Taqwacore, du vrai punk musulman

Le film Taqwacore, du réalisateur montréalais Omar Manjeed est encore à l'affiche au Cinéma du Parc. Ne manquez pas ce fascinant documentaire sur de jeunes musulmans qui ont choisi la musique punk pour exprimer leur colère et leur malaise dans l'Amérique post-11 septembre. Tiens, pour vous donner le goût, voici la bande annonce



Et voici l'article paru dans La Presse le 17 octobre. Bonne lecture.


Rock'n'Coran

Laurence, Jean-Christophe

L'Islam est-il soluble dans la musique punk? Le cinéaste montréalais d'origine pakistanaise Omar Manjeed répond à la question dans le documentaire Taqwacore, inspiré du roman du même nom, qui couvre la nouvelle scène hardcore musulmane aux États-Unis. Quand colère et confusion s'expriment par le rock.

Q Pourquoi avoir fait un film sur les punks musulmans?

R Je voulais sonder la réalité des jeunes arabes dans l'Amérique post-11 septembre. Beaucoup de ces jeunes vivent un profond malaise et un véritable conflit identitaire. Ils ne se reconnaissent ni dans le discours fondamentaliste, ni dans celui des grandes institutions islamiques, ni dans celui de CNN. Ils sont coincés entre tout cela et cherchent à faire entendre leur voix. Le punk était le véhicule parfait pour canaliser cet inconfort.

Q Ces groupes punk font-ils la promotion de l'islam?

R Ils aiment leur religion mais n'en font pas l'apologie. Ils ne sont pas comme les groupes de rock chrétien, dont le propos est essentiellement religieux. Je dirais plutôt que ce sont des musulmans qui font du punk, avec des chansons qui parlent d'eux, de leur confusion, du racisme dont ils sont victimes et de leur frustration à être tiraillés entre leur éducation religieuse et la culture américaine qui les entoure.

QOnt-ils des revendications?

R Ils prônent une troisième voie, libérée de tout discours dogmatique. Ce qu'ils disent en gros c'est: vous pouvez être musulmans sans faire partie de la secte. Vous n'êtes pas obligés d'écouter les mollahs, si ce qu'ils disent ne parle pas à votre coeur. Pratiquez votre religion comme vous le sentez. Vivez-la pleinement, avec vos contradictions. Buvez et fumez si vous voulez, ça ne fera pas pour autant de vous de mauvais musulmans. Vous savez, nous sommes à un point dans l'Histoire ou l'Islam est devenu très conservateur. Cette nouvelle génération essaie d'ouvrir les valves.

Q Les orthodoxes doivent y voir un côté très subversif

R Bien sûr. Mais c'est une bonne chose. Il faut de la subversion pour créer le dialogue. Au moins, ces jeunes font preuve d'une certaine forme d'engagement.

Q Le taqwacore est-il un phénomène exclusivement américain?

R Pour le moment oui, mais ce discours interpelle de plus en plus de jeunes musulmans un peu partout dans le Monde, que ce soit en Iran, au Maroc ou en Malaisie. Vous savez, là-bas aussi, les jeunes sont coincés entre la religion et l'obsession de la culture américaine. Ils sont beaucoup plus occidentalisés qu'on le pense. Je suis convaincu qu'au moment où l'on parle, des jeunes au Moyen-Orient sont en train de "trasher" dans leur sous-sol.

Q Y a-t-il une possibilité que cette mixture explosive soit récupérée par des éléments plus radicaux, qui souscrivent à la philosophie no future du punk?

R Bonne question. Jusqu'à maintenant, la scène taqwacore s'avère plutôt pacifique. Ils rient des stéréotypes musulmans. Et s'ils vont à contre-courant, ils le font dans une certaine bonne humeur. Ils sont pour l'explosion des guitares, sans plus. Mais toute chose a son côté noir. Et effectivement, il est possible que des éléments plus sombres reprennent le discours à leur façon. Mais encore une fois, cela ne pourrait que provoquer un dialogue.

Q Quel avenir voyez-vous pour la scène taqwacore?

R Elle est encore en émergence. Mais à chaque spectacle, on voit de nouveaux visages dans le public. Surtout des jeunes filles. Cette troisième voie est particulièrement attirante pour elles, qui souffrent d'avantage du conservatisme propre à l'islam. Reste à voir comment tout cela sera reçu au Moyen-Orient. Nous sommes actuellement en discussion avec Al-Jazira. À suivre!

Taqwacore, the birth of Punk Islam prend l'affiche le 19 octobre au Cinéma du Parc, en version originale sous-titrée en français.

Regards palestiniens

C'est un peu triste de vous en parler à la dernière minute, mais un autre festival de cinéma mérite un détour. La 5e édition de Regards palestiniens se déroule jusqu'à vendredi, le 30 octobre, à la Cinémathèque. Le thème de cette édition est on ne peut plus sexy: Militantes et combattantes, femmes arabes dans la résistance... Pour la programmation complète et le synopsis des films

mardi 27 octobre 2009

Gaga de cinéma indien

Bollywood. Le terme, qui fait réfèrence au cinéma pop produit dans la métropole économique de l'Inde, Mumbai (l'ancienne Bombay), est de plus en plus connu dans l'Ouest... parfois au grand désespoir des cinéastes indiens eux-mêmes qui estiment que les films de Bollywood ne sont qu'une partie du cinéma indien, aussi immense que le pays qui y a donné naissance. La montréalaise Caroline Tabah a compris tout ceci depuis longtemps. Mordue de cinéma indien, elle a concocté pour le Cinéma du Parc le festival «Made in India». Au programme depuis le 23 octobre, des bijoux de Bollywood, mais aussi des films d'art, des films indépendants, des films d'hier et d'aujourd'hui. La famille indienne, un long métrage de Karan Johar, a quasiment fait salle comble samedi dernier. Y figurent à peu près toutes les grandes stars de Bollywood, dont Shah Rukh Khan (le prince de Bollywwod), Amitabh Bachchan (le roi de Bollywood), Jaya Bachchan (la femme du roi) et Kareena Kapoor (l'héritière d'une des grandes familles de l'aristocratie bollywoodienne)...
À l'heure où nous écrivons ces lignes, le festival est presque terminé, mais il reste encore une chance d'attraper un peu de glamour à l'indienne. Un des plus grands succès du cinéma indien de tous les temps, Sholay est présenté le 29 octobre à 17h45. Le film a été réalisé en 1975, mais ce Western masala, mélangeant amour à l'eau de rose, bang bang de gangsters et grands sentiments vaut le détour.

dimanche 25 octobre 2009

Le roi des Mariachis arrive en ville!


Vicente Fernandez s'en vient! Quelle nouvelle incroyable. C'est la première dans l'histoire de l'humanité que la voix d'or le ténor des mariachis vient au Québec. Du soul mexicain à son meilleur. Ce sera au Palais des Congrès le 6 décembre. Manquez pas ça. Y reviendra peut-être plus.